28/08/2011

Partage sur CD

 

Durant ses congés, Bernadette prépare un ou plusieurs CD sur lesquels, entre autres, l’Amour Universel sera exprimé.

Le thème de l’enjeu de la vie, de notre vie y sera développé en profondeur afin d’expliquer les raisons d’une vie, dont le déroulement nous perturbe parfois…

Une vie si belle et si difficile à la fois…

Une vie où rien ne se perd, où tout se transforme…

Une vie où tout a sa raison d’être afin de nous rendre plus forts.

Un partage afin d’aimer la vie sans jamais perdre espoir.

Dès que les CD seront enregistrés, nous ne manquerons pas de vous avertir.

 

 

La Comité.

 

 

(Prochain rendez-vous, le 31 août...)

 

08:00 Écrit par Les Amis Ren dans Actualité, Amour, Général, N° 74, Philosophie | Lien permanent | Commentaires (0)

21/08/2011

Le 12 avril 1991

Bernadette Théwissen.

Si René n’était pas passé à la télévision française, le 12 avril 1991,

notre association et notre revue n’auraient pas évoluées de la même façon.

Ce passage a donc été un tournent décisif.

Il mérite d’être partagé.

Comment quelques minutes d’antenne peuvent-elles bouleverser tant de vies ?

A l’occasion des 25 ans, Bernadette partage avec vous ce moment exceptionnel.

 

Toute vie est parsemée de bouleversements, parfois très grands. Au départ, s’ils nous semblent incroyables, voire insurmontables, nous prenons très vite conscience de leur bien-fondé. J’en ai connu pas mal dans ma vie et je ne regrette aucun d’entre eux, au contraire.

En fait, ces obstacles ne sont rien d’autres que des expériences sur le chemin de notre évolution afin de devenir ce que nous sommes réellement. Ils font partie également des expériences qui doivent être vécues par notre entourage afin qu’il évolue à son tour.

Il existe cependant des changements qui nous donnent l’impression de subir un raz de marée. Le passage de René à TF1, le 12 avril 1991, m’a fait cet effet-là.

Notre couple a du s’adapter à un rythme soutenu que, personnellement, j’étais loin d’imaginer. Comme quoi, il n’est jamais judicieux de vouloir deviner l’avenir, comme le précisait d’ailleurs René : vous serez toujours à côté de la plaque.

Aujourd’hui, je partage avec vous ce moment fort dont le souvenir m’émeut toujours autant et confirme, ô combien, les voies du Seigneur sont impénétrables.

 Expo Saint-Barthélemy-Liège-1989-7.jpg

Ce 12 avril, l’émission, enregistrée la semaine dernière, passe sur antenne. Assise confortablement aux côtés de René, mon impatience est palpable. Quant à René, calme et détendu, il dégage la satisfaction d’atteindre un but préparé de longue date.  

Vers 22 heures, nous découvrons enfin la séquence. Dans un premier temps, Frédéric François présente son invité et relate l’aide dont il a bénéficié.

Comme ce soir, René dégage une sérénité apaisante. Son regard exprime son besoin d’aimer et de donner. A ses côtés, les quatre témoins, sollicités par TF1, font de même. Les minutes passent. Les témoins prononcent leur petite phrase et René peut enfin s’exprimer durant 3 minutes. C’est peu mais pour la télévision c’est beaucoup.

Ici, j’ouvre une petite parenthèse : sur un plateau de télé, l’invité n’a pas le droit de prendre des initiatives. Avant d’entrer en scène, vous recevez une feuille de route où toutes les étapes sont décrites de seconde en seconde et on vous les explique encore de vive voix. C’est même impressionnant de voir à quel point, cette interview est orchestrée dans les moindres détails.

Ce soir, je prends conscience que, pour René, une seule chose prime : que son message soit bien perçu afin qu’il puisse aider un plus grand nombre. Le reste - la reconnaissance, les honneurs, la gloire - il s’en désintéresse totalement.

A l’instant même, où nos coordonnées s’affichent au bas de l’écran, le téléphone se met à vibrer.

A l’autre bout du fil, une dame me demande comment recevoir l’aide de Monsieur Théwissen ?

J’en reste pantoise. Je crois rêver. Où allons-nous ?... Et bien, vers une nuit prédestinée à répondre aux nombreux appels.

Sept heures, le lendemain matin, je me rends dans la cuisine pour préparer le petit déjeuner. Au moment où je pose ma main sur la courroie du volet, je souris au souvenir de cet homme qui a appelé à 3 heures du matin et à qui j’ai demandé gentiment :

- Vous ne dormez jamais ? 

- C’est encore trop tôt.

- Mais d’où téléphonez-vous ? 

- De Port de France.

- Ah bon ! L’émission va jusque là ? 

- Et bien au-delà, Madame.

Quelle nuit ! Je me console en me disant : Ouf, elle est derrière nous.

Confiante dans cette nouvelle certitude, je lève le volet avec insouciance et… stupeur à nouveau… Je me retrouve face à une pelouse noire de monde.

Ces gens, Français pour la plupart, ont roulé toute la nuit, à la recherche d’un apaisement à leur souffrance, à la quête d’un espoir.

Combien sont-ils ? 100, 200… Je ne peux les compter car j’ignore encore qu’il y en a autant dans la rue.

Là, je panique totalement. Que dire ! Que faire ! René ne peut les recevoir tous.

Quant à mon cher époux, il dort profondément. Je dois pourtant le réveiller alors qu’il ne s’est accordé que deux heures de sommeil en fin de nuit. Cela m’attriste mais ma panique fait office de loi.

L’excitation que je dégage en entrant dans la chambre suffit à lui ouvrir les yeux et il se retrouve nez à nez avec mon visage abasourdi. Il s’empresse de me taquiner : ta tête vaut le détour.

- Mon chou, ces gens ont roulé toute la nuit. Quelle affaire ! Ils sont des dizaines à attendre dehors. Que dois-je faire ? 

Très vite, sa sagesse reprend le dessus :

- Du calme... Tu le sais… Chaque problème trouve sa solution. Nous allons nous organiser, pour commencer : embrasse-moi. 

Je m’exécute avec grand plaisir et il ajoute :

- Tu vas les accueillir avec ton beau sourire. Sois chaleureuse, ces gens souffrent. Ensuite, demande-leur de nous laisser le temps de prendre notre petit déjeuner et de promener notre chien Gamin. Après on s’occupera d’eux. 

Devais-je encore m’étonner de sa maîtrise ? Celle-ci d’ailleurs m’apaise déjà. Néanmoins, mon étonnement continue à s’amplifier d’heure en heure.

En bonne collaboratrice, je m’empresse d’exécuter ses conseils, alors que le téléphone continue à sonner. Malgré ma bonne volonté, trop c’est trop et je m’exclame :

- Mon chou, je ne sais plus où donner de la tête.

Pour me détendre, René s’amuse à nouveau de mes réactions :

- Dommage qu’on ne possède pas une caméra. Tes réactions valent la peine d’être filmées. Si je t’avais avertie de ce qui nous attendait, tu aurais paniqué et tu te serais tracassée. Tu aurais ainsi perdu une partie de l’énergie dont nous avons grandement besoin aujourd’hui. Détends-toi. Respire bien à fond. Je te le répète, il n’y a pas de problème sans solution. C’est en connaissance de cause que j’ai accepté de passer dans cette émission. Je suis à même d’assumer. De plus, je ne suis pas tout seul. Quand le Ciel te demande d’accomplir une tâche bien définie, il s’arrange pour te donner l’aide adéquate. Donc, reprends-toi et tout ira bien.

Je l’écoute tout en observant ces personnes au-dehors. Elles sont calmes, certaines semblent résignées, d’autres sont introverties, à l’écoute de leur souffrance.

Une autre réalité alors me saute aux yeux que je partage avec René :

- Notre société est-elle à ce point mal organisée, qu’elle engendre une telle détresse humaine ? 

- En quelques mots, tu viens de résumer la situation. C’est pourquoi, nous sommes là. Durant, les cinq dernières années, je t’ai préparée à répondre à ce surcroît d’appels à l’aide. A partir d’aujourd’hui, tu vas pouvoir donner ta pleine mesure. Je m’y attendais. Seulement, j’ignorais que ce serait aussi rapide. Dans trois jours, tu verras, on aura trouvé notre rythme. Laisse-moi le temps de me retourner.

Et ce fut le cas.

En rentrant d’avoir promené Gamin, je découvre ma sœur qui répond au téléphone et j’écoute René qui me précise :

- Sur l’autre ligne, je suis en train de prévoir ce qu’il nous faut. Veux-tu t’occuper des gens qui attendent ? 

- Mais je suis en pyjama !

- Moi aussi, on attendra une accalmie pour s’habiller.

C’est seulement vers 14 heures que j’enfile une tenue décente.

Il aura suffit de 8 minutes d’antenne sur une chaîne à grande écoute pour que notre vie passe à la vitesse supérieure. Elle sera dorénavant liée à la réalité d’une société en pleine souffrance. Pour moi, c’est une première. De l’avoir vécu en direct, j’en garde un souvenir aussi impressionnant qu’ému.

Durant les années qui ont suivi, des dizaines de milliers de personnes se sont présentées à notre porte. Elles arrivaient de tout horizon, 68 pays différents et de tout milieu social. Au début, le facteur nous apportait 25.000 lettres par jour. Les membres de l’association Les Amis de René Théwissen se sont mobilisés pour nous apporter une aide efficace. En huit ans, nous avons reçu plus de 3.500.000 lettres auxquelles nous avons répondu. 

Chaque jour m’a apporté une leçon de vie différente mais aussi un message d’amour et d’espoir. Au contact de la misère humaine, j’ai partagé un enrichissement sans précédent. Des hommes, des femmes et des enfants sont tombés dans mes bras et ont partagés leur désarroi me faisant ainsi découvrir l’ampleur et la diversité de la souffrance terrestre.

Cette période m’a permis d’avancer tant sur le plan moral, que physique et psychique. Ma vision de la vie  a évolué. Les valeurs essentielles sont devenues ma priorité : amour, partage, tolérance, simplicité, don de soi…

L’enrichissement de cette période a aussi laissé des traces au sein de notre association. Ceci explique son évolution et son changement de dénomination. Tous les membres étaient devenus LES Amis de René.

Aujourd’hui, je souhaite que nous restions toujours un des maillons de cette longue chaîne d’entraide et de partage. Nous avons tous tellement  d’Amour à donner.

Bonne route à tous et bon vent à notre Entre Amis.

 

 

 

(prochain rendez-vous le 24 août à 10:00)

11:30 Écrit par Les Amis Ren dans Amour, Général, Loisirs, Musique, N° 74, Philosophie | Lien permanent | Commentaires (0)

17/08/2011

Dis-nous René

Par René Théwissen.

 

 

Ici aussi, nous faisons un petit retour en arrière.

Il s’agit du 1er Dis-nous René, paru dans le Tao n° 5, 1987.

Il contenait 11 questions.

Certaines réponses ont déjà été publiées dans les Entre Amis n° 45 et 50.

Deux sont restées en suspens et sont publiées ci-dessous.

Nous avons complété la rubrique par les réponses parues dans le Tao n° 7.

 


1.- Parviendra-t-on à enrayer le Sida ?

Bien sûr, rappelez-vous, il y a 50 ans la tuberculose était mortelle. Aujourd’hui, elle ne l’est plus. Il faut se souvenir qu’à peu près tous les 25 ans, nous sommes gratifiés d’une nouvelle maladie.

Dans des temps plus lointains, il y a eu la peste, le choléra et bien d’autres qualifiées de fléaux. Ces maladies ont été maîtrisées par l’homme on point qu’elles ont complètement disparues.

A l’heure actuelle et dans au moins 40 % des cas, le cancer est maîtrisé lui aussi. Les vingt prochaines années verront, sans doute la maîtrise totale du cancer. Il nous arrive maintenant le sida qui, de toute évidence, sera un jour, lui aussi maîtrisé par l’homme. Mais à quoi bon s’en réjouir, ce jour-là une nouvelle maladie verra le jour.

J’entends votre sous question : A quoi servent ces maladies ? En fait, elles sont une forme de sélection naturelle, seuls les forts doivent vivre. C’est la loi de la nature.

2.- Pourquoi les Juifs ont-ils été persécutés de tout temps ?

Certains vous diront que les Juifs ont été persécutés depuis la condamnation du Christ. Ce n’est assurément pas la bonne réponse.

De tout temps, dans un coin ou l’autre de notre monde, des gens ont été persécutés. Les Romains ont été les premiers à persécuter les Juifs, les Blancs ont été les premiers à persécuter les Rouges et, ensuite, les Noirs. Rappelez-vous la persécution des Corses, de 1750 à 1768. Des villages entiers, homme – femmes et enfants, ont été massacrés par les Français jusqu’à l’asservissement, mais cela vous ne le saviez peut-être pas.

Napoléon a persécuté combien de personnes en voulant asservir le monde ? Hitler n’a pas persécuté que les Juifs !

Alors, dites-moi, qui sera notre persécuteur de demain ? La politique, les syndicats ou simplement l’argent… A vous de choisir.

3.- Peux-tu expliquer le rôle ou la mission de chacun car trop de personnes s’imaginent que, t’ayant rencontré, leur travail doit être hors du commun ?

Non seulement les gens se l’imaginent mais aussi beaucoup pensent que, parce qu’ils me connaissent, il ne peut plus rien leur arriver de grave.

Ne perdons pas de vue que notre première mission, dans cette vie, est de progresser, d’évoluer, de nous améliorer. Et c’est une tâche déjà bien difficile que d’essayer de mettre en pratique, chaque jour, cette trilogie : Amour, Sagesse & Tolérance.

Cette mission est très importante. Essayons, tous ensemble d’être un exemple pour les autres, sachant que les petits ruisseaux font les grandes rivières. Ne doutons pas qu’un jour le monde changera.

4.- Peux-tu développer cette phrase : comment bien vivre aujourd’hui pour mieux préparer demain ?

Lorsque je m’éveille le matin, je me rends compte que je vis, je respire, je vois, je marche. Je vais avoir un tas de choses à faire, donc je suis utile.

Hier, la semaine passée, quoique j’ai pu faire, je ne peux plus changer grand chose, si ce n’est essayer de corriger une erreur commise.

Donc cette journée est pour moi pleine d’espoir et c’est sans le moindre stress, sans la moindre déprime que je vais la commencer.

Ce que j’ai à faire, je le ferai avec entrain, avec goût, pour ne pas y revenir demain. Si je fais aujourd’hui ce qui doit être fait, je suis sûr que demain sera encore plus beau.

René pour 12.04.11.jpg

5.- J’entends parler souvent de méditations. J’ai l’impression que ce mot est galvaudé. Sur quoi peut-on se baser pour faire un choix ?

Oui, ce mot est galvaudé. Cependant, il n’y a pas de différences, ni dans la technique, ni dans le résultat obtenu. Il y a seulement trop de gens qui font simplement de la décontraction corporelle ou mentale ou de la réflexion et toutes ces personnes ou à peu près toutes, vous diront qu’elles font de la méditation. Or, celle-ci ne peut se pratiquer qu’avec certaines connaissances, beaucoup de travail et beaucoup de patience.

Pour obtenir un résultat valable en méditation, il faut au minimum dix ans de pratique.

 

 

 

( prochain rendez-vous, le 21 août à 10:00)

 

10:00 Écrit par Les Amis Ren dans Amour, Général, N° 74, Philosophie | Lien permanent | Commentaires (0)

10/08/2011

Aider les autres, un geste d’amour ...

photo rené wp-1.jpgNous retranscrivons le 1er texte écrit par René

paru dans la revue Tao n° 1.

Ce souvenir et son contenu reste opportun dans le monde actuel.

Nous pouvons faire tous les jours quelque chose pour les gens qui nous entourent. Pour donner un exemple d’actualité, avez-vous fait votre versement pour aider l’Ethiopie ?

C’est un très beau geste. C’est très bien, d’autant plus… D’autant plus que ce versement vous pourrez le déduire de vos impôts. Vous pouvez faire ainsi d’une pierre, deux coups.

Et pourtant, si chacun ou si beaucoup d’entre nous avons versé pour l’Ethiopie, il est une chose dont on ne peut pas ne pas tenir compte…

Il y a ici, dans notre pays, dans chaque quartier de chaque ville, dans chaque quartier de chaque village, des gens qui vivent avec une aide de survie ou simplement avec les indemnités du CPAS ( aujourd’hui, en France, il s’agit de la RSA.) Nous les côtoyons tous les jours et, pourtant, bien rares sont ceux qui s’en préoccupent.

Tous les jours, les médias ont fait un battage pour le malheur de l’Ethiopie et c’est normal mais, personnellement, je n’ai jamais lu dans un journal ou entendu à la radio, un tel battage pour tous les démunis qui nous entourent.

Pourquoi insister sur ce qui se passe chez nous ? Alors qu’il y a tant de malheurs et des malheurs bien plus graves à l’étranger, notamment en Ethiopie ou au Bangladesh, peu importe.

Si je vous parle de la sorte, c’est parce que j’ai eu l’occasion, par deux fois, d’entendre des gens se gonfler la gorge d’avoir fait leur versement à l’Ethiopie et, un quart d’heure plus tard, prétendre qu’il faudrait renvoyer tous les étrangers chez eux : les Marocains, les Algériens, etc…

Alors il faut savoir ce que l’on veut !

Veut-on simplement aider les gens qui habitent très loin, qu’on ne connaîtra jamais, à la seule condition qu’ils ne viennent pas nous déranger chez nous ou marcher sur nos plates bandes et continuer à ignorer que les grands malheurs existent partout et à tous les niveaux ?

Non, ce n’est pas ça l’amour. Ce n’est pas ça le plaisir de donner, d’aider quelqu’un.

L’expérience m’a appris que ceux qui ont vraiment besoin d’être secourus, ne demandent rien, n’en parlent pas parce que la pauvreté, la misère, la douleur peuvent aussi avoir leur amour propre. Ce sont ces gens-là qu’il faut découvrir. Hélas, il y en a tellement dans notre pays.

Lorsqu’on fait un geste envers quelqu’un, il faut que ce soit d’une façon spontanée, sans plus jamais en parler

coeur-Port-17.jpg

après.

Où que vous habitiez, dans n’importe quel coin, il doit sûrement y avoir une Maison de Repos, une Maison de

Soins pour personnes âgées. Ne pourrions-nous pas trouver, une heure par semaine, pour rendre visite à trois ou quatre de ces personnes ? Il suffit de se renseigner à l’entrée afin de connaître les noms de celles et de ceux qui ne reçoivent pas de visite ou si peu. Intéressez-vous d’abord à ces résidents-là.

C’est aussi une façon de donner… Une façon de donner un peu de chaleur  humaine à ces personnes du troisième âge qui, la plupart du temps, se retrouvent seules et doivent se résoudre à se placer dans ce genre d’établissement. Nous sommes à peu près le dernier maillon qui les relie à la société.

Il vous est sûrement déjà arrivé de porter le sac à provision d’une personne âgée ou handicapée. Un trajet de 50 ou 100 mètres, qui ne vous a même par retardé et dont elle va se souvenir toute la journée. Ce geste lui a fait tant de bien.

Ma démarche n’est pas de juger, ni de critiquer qui que ce soit. Ma démarche n’est pas de faire la morale mais je crois que, à l’heure actuelle, il existe tant de gens qu’il faudrait aider à aider les autres.

 

(Prochain rendez-vous le 14 août à 10:00)

10:00 Écrit par Les Amis Ren dans Actualité, Amour, Général, N° 74, Philosophie | Lien permanent | Commentaires (0)

07/08/2011

Dis-nous Bernadette spécial

Photo Bernadette.jpgEn  25 ans, l’association a subi des changements

indispensables à son évolution.

Bernadette étant la seule personne du Comité ayant connu toutes les étapes,

elle est donc la mieux placée pour répondre à vos questions.

Le comité.

 

 

 

1.- Comment est née l’idée de créer l’association : les Amis du Peintre René Théwissen ?

L’idée a jailli en mars 1982, au cours d’un échange entre René et un de ses amis, Toussaint Palm, durant lequel ils ont parlé de la prochaine exposition des œuvres de René. Toussaint a alors suggéré de créer le Club des Amis du Peintre René Théwissen, dans le but d’organiser le déplacement des personnes désireuses d’assister au vernissage.

La semaine suivante, au domicile de René, s’est tenue une première réunion à laquelle José, mon conjoint de l’époque, était invité. Quant à moi, je n’y étais pas conviée. Cependant, je savais que je n’en serais pas écartée très longtemps.

En effet, si José m’a dit en quittant l’appartement : c’est une affaire d’hommes, tu n’y as pas ta place, il a été prié de m’annoncer en rentrant : nous avons besoin d’une secrétaire, tu participeras à la prochaine réunion. Et voilà, la route était prise. Grâce à vous tous, cet engagement se perpétue encore aujourd’hui.  

NB. Quant à José, il est, malheureusement, décédé quelques mois plus tard.

2.- Quand a eu lieu la première sortie ?

En mai 1982, lors de l’exposition des œuvres de René à la Galerie Benkenhoof à Kluisbergen, soit à 200 km de notre région. Un trajet long et onéreux pour pas mal de personnes. Nous avons donc loué un car de 58 places qui a été rapidement rempli.

Sur la route, les participants ont fait plus ample connaissance. Plus ils approchaient de la Galerie, plus ils étaient à l’aise entre eux. Une amitié naissante qui s’est enrichie au fil des rencontres et des années. Le dernier voyage du genre a eu lieu en 1992, lors de l’exposition à la Galerie Rops à Bruxelles. René s’est toujours fait un plaisir d’être des différents voyages.

 

Après le vernissage, un repas, organisé par le Comité, était servi dans un restaurant proche du lieu de l’expo. Il y régnait une ambiance chaleureuse et amicale. D’excellents souvenirs qu’il est doux de se remémorer.

3.- Comment le Club a-t-il évolué par la suite ?

Dès 1983, il devenait indispensable de passer en association afin d’acquérir un statut officiel et d’étendre notre action. Le plus difficile a été la rédaction des statuts. Grâce à l’aide de François Goffard, qui est devenu notre trésorier par la suite, le projet a pu se conclure fin 1985.

Cette même année, René et moi, nous nous sommes mariés. J’ai alors pris la décision d’arrêter de travailler, ce qui m’a permis de m’investir à fond dans l’association qui portait le nom de : les Amis du Peintre René Théwissen et dont je résumerais les objectifs en ces termes : épauler René dans ses priorités.

4.- Qui faisait partie du Conseil d’Administration ?

Toussaint Palm étant administrateur de sociétés, notre Conseil s’est créé dans une ambiance conseil d’entreprise. C’est ainsi qu’autour de la table, nous nous sommes retrouvés avec les directeurs de l’Entreprise T. Palm, dont l’un d’eux, René Jacobs, est devenu notre 1er Président. Quand j’y repense, cela me fait sourire parce qu’il y régnait une atmosphère singulière pour une association.

Heureusement, la tolérance de René a fait en sorte que tout a bien fonctionné. Chacun a fait preuve de respect envers les autres. Nous possédions tous la volonté de réussir.

5.- Par la suite, quels ont été les changements ?

Dès l’instant où l’association a eu son statut officiel, une remise en question s’imposait. Bien sûr, les déplacements ont continué à s’organiser mais, très vite,  l’idée s’est imposée de publier une revue et de créer le Grand Prix René Théwissen de peintures et des arts graphiques.

La première permettait de partager la philosophie de René et, depuis lors, le contenu de la revue s’est approfondi. La seconde permettait la solidarité dans le milieu fermé de l’art. René a souffert de ce manque d’entraide et de partage. Ce Grand Prix allait permettre de combler le vide existant : être une main tendue pour les artistes non connus.

6.- Cette revue a vu le jour sous l’appellation : Tao. Quelle en est la raison ?

L’explication se trouve dans la signification du mot Tao : les deux extrêmes, le Ying et le Yang, le jour et la nuit, le bien et le mal, etc. Cela cadrait bien avec la philosophie de René.

7.- A quelle date a-t-elle vu le jour ?

Le premier exemplaire est sorti de presse en mars 1986, au rythme de deux fois l’an. Une revue bon chic, bon genre, sur papier glacé, aux dimensions de 31 x 15 cm, réalisée en imprimerie.

Une revue coûteuse dont l’impression était financée par la publicité des fournisseurs de l’Entreprise T. Palm. Malheureusement sur les 58 pages, 20 étaient consacrées à la pub, ce qui ternissait la qualité du contenu.

8.- De quoi parlait-on à l’époque ?

Le but étant de mettre la philosophie de René à la portée d’un plus grand nombre, comme c’est toujours le cas aujourd’hui, le contenu se devait d’être positif, sans tendance politique, ni religieuse, sans porter de jugement, ni faire preuve d’intolérance.

Les premiers exemplaires publiaient des poèmes, des bandes dessinées, des interviews d’artistes et, pour compléter, un article rédigé par l’un ou l’autre journaliste, amis de René. En regard de cela, René prenait la parole suivant la demande. Celle-ci s’est rapidement accrue, donnant naissance à la rubrique Dis-nous René, fin 1986 et au dossier qui traitait un sujet d’actualité ou social, début 1987.

9.- Pourquoi cette revue a-t-elle changé de nom ?

L’appellation Tao prêtait à confusion dans l’esprit de quelques-uns. Certains y voyaient une consonance bouddhiste, d’autres une tendance sectaire. Il fallait faire taire cette rumeur non fondée, d’où notre motivation du changement de nom. Seulement 9 numéros ont été édités sous cette appellation.

10.- En quelle année a eu lieu ce changement ?

Début 1989, le Conseil d’administration a connu un grand bouleversement. Toussaint Palm a démissionné. Le Président et les autres directeurs l’ont suivi. Cet élan d’entrer, tous ensemble dans le Comité et d’en sortir dans un même élan me fait encore sourire aujourd’hui. Néanmoins, c’était une sage décision. Il était temps que l’atmosphère esprit d’entreprise disparaisse.

Un nouveau Comité, dont Jean-Michel est devenu le Président, s’est donc créé. François, trésorier depuis 1985, est resté et d’autres amis nous ont rejoints. Il ne s’agit pas encore du Comité actuel mais nous nous en approchons.

D’autres remises en question s’imposaient, tels que : Quel message désirons-nous faire passer ? Quel état d’esprit souhaitons-nous développer ? Une chose sautait aux yeux : défendre l’amitié existant entre nous et la mettre à la portée d’un plus grand nombre, une invitation au dialogue. Après cet échange d’idées, le nom : Entre Amis est devenu incontournable.

11.- Le mot « peintre » a été supprimé de l’appellation, pourquoi ?

Le passage de René, à TF1, le 12.04.91, a bouleversé pas mal de choses, aussi bien dans notre vie privée que dans celle de l’association (un article lui est consacré dans ces pages).

Comme ce surcroit d’aide humanitaire changeait les priorités de René, nous avons trouvé normal de changer l’appellation en : les Amis de René Théwissen.

12.- Pourquoi René n’a-t-il jamais été président ?

La loi ne permet pas de présider une association qui porte votre nom. En revanche, elle n’interdit pas un droit de regard sur tout ce qui se dit et se fait dans un Conseil auquel votre nom est associé. C’est la raison pour laquelle René a toujours été présent aux réunions et donnait son avis. Il aurait pu être président d’honneur mais, le connaissant, vous devinez sa réponse.

13.- Le décès de René a-t-il eu une incidence sur le bon déroulement de l’association ?

Au contraire, son départ nous plaçait devant nos responsabilités. René nous avait tout donné. A notre tour de faire en sorte que ce qu’il avait semé continue à germer. Un fameux défi à relever, d’autant plus qu’entre 1991 et 1999, l’association avait été mise quelque peu en veilleuse. Le Comité s’est donc engagé à la remettre sur ses rails.

La souscription pour la pierre tombale a été notre première action. Celle-ci a eu des retombées insoupçonnées. Nous recevions un bel élan d’espoir ! Non seulement, cette initiative nous a permis de payer la pierre mais également de relancer l’association et de la faire connaître. Ensuite, pas à pas, nous avons avancé à notre rythme, en gardant confiance et sans jamais perdre de vue la qualité des valeurs que nous défendions à notre tour : perpétuer la philosophie de René et défendre l’art en général et la peinture de René en particulier.

 

Au fil des années, si l’association a progressé, les membres et le contenu

de l’Entre Amis ont évolué au même rythme.

Ce qui explique sa richesse actuelle.

Il continuera sur sa lancée tout en tenant compte de l’attente des membres

et des changements de mentalité du monde de demain.

Le Comité reste ouvert à toute suggestion.

Merci d’être nos Amis.

 

Jac et Bernadette.JPGBernadette & sa soeur, Jacqueline

 

(prochain rendez-vous, le mercredi 10 août 2011 à 10h00)

10:00 Écrit par Les Amis Ren dans Actualité, Amour, Général, Loisirs, N° 74, Philosophie | Lien permanent | Commentaires (0)

16/05/2011

Pensée de la semaine :

L’ignorance de votre vraie nature

Est la source de tous vos tourments.

René Théwissen.

10:00 Écrit par Les Amis Ren dans Philosophie | Lien permanent | Commentaires (0)

12/05/2011

La rumeur (suite de l’article : la critique)

Il y a pire cependant : la rumeur. De tout temps, elle croit avec une facilité déconcertante. Il n’y a pas de fumée sans feu, dit-on. Comme c’est consolant ou excitant ! A cause du comportement de la masse, une personne portera à vie une étiquette qui ne correspond pas nécessairement à son attitude. Qu’est-ce qui nous fait choisir de telles options ? Comment est-il possible de décider du sort de quelqu’un et, par la suite, entretenir cette rumeur qui va l’anéantir encore plus ? Sommes-nous des êtres tellement parfaits qu’aucune rumeur ne puisse un jour nous anéantir ? Ne vous réjouissez pas, une rumeur destructive pend sous le nez de tout le monde parce que le côté cruel de l’homme peut être dévastateur. Propager une rumeur, c’est l’entretenir mais c’est aussi devenir complice de  malveillance. C’est la porte ouverte à d’autres dangers. Ne sommes-nous pas responsables de tous les actes que nous accomplissons ?

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A force de vouloir se préserver de la critique des autres ou d’éviter de devenir un être critiquable, notre cœur devient notre propre tombeau. Toute porte devrait pouvoir s’ouvrir dans la joie d’exister pour celui qui sonne à la porte. Un cœur fermé se protège de bien des dangers, certes, mais il entraîne le corps dans une solitude morale dévastatrice. Pour être bien dans sa peau, il est indispensable de se confronter aux réalités de l’existence.

Nous avons tous des devoirs à remplir envers les autres. La critique n’aide pas. Au contraire, elle incite au repli sur soi. Aimer son prochain, c’est s’ouvrir à l’écoute de l’autre. C’est s’offrir la possibilité de comprendre l’autre. Ainsi, on évite le mépris qui n’est autre qu’une forme de repli sur soi. Quant à la haine et la révolte, elles sont une forme de destruction de soi-même. Personne ne peut s’épanouir dans de telles conditions.

Si la souffrance physique nous fait avancer, elle nous permet aussi de comprendre celle d’autrui. Pour comprendre le mal de notre frère, il faut le sentir soi-même. L’homme vient au monde avec le bien et le mal en lui. C’est à lui seul de voir de quel côté il veut aller.

Il nous reste pas mal de boulot à faire pour nous améliorer. Pas à pas, nous y arriverons.

Ceux qui méritent le plus d’être loués

Supportent le mieux d’être critiqués.

 

Bernadette Théwissen


 

10:00 Écrit par Les Amis Ren dans Général, Loisirs, Philosophie | Lien permanent | Commentaires (0)