06/03/2013

Entre Amis N°78 complet au format PDF

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07:00 Écrit par Les Amis Ren dans N° 78 | Lien permanent | Commentaires (0)

03/03/2013

Nos Amis nous écrivent

Nous avons reçu l'entre amis et maman s'est plongée dedans. Personnellement, j’ai lu seulement l’Editorial et j'ai fait consciencieusement la prononciation de « sérendipité ». Je n'ai pas été jusqu'à écarquiller les yeux, car j'étais trop curieuse de la suite qui m'a bien fait rire. Merci à Jean Michel Meurens pour ce moment  hilarant et toutes mes amitiés à l'équipe d'Entre Amis.

Véronique à Noirmoutier (Fr)

Le dernier Entre Amis n° 77 m’a aidé à avancer, grâce à l’article « la force intérieure ». Je me trouve beaucoup mieux. Merci.

Christiane de La Chapelle (F)

Je lis l’Entre Amis et toutes mes félicitations pour tous ces documents traités et les photos. Merci à vous tous.

Thérèse de Saint-Didier en Velay (F)

Cher Comité, j’ai connu la joie de lire le n° 77, que je n’arrivais pas à lâcher. Le contenu de l’Entre Amis est si intéressent à présent. Je vais le lire et le relire tout en pensant à tout le travail qui en découle.

Comme toujours je vais de suite lire « Quelques pensées à méditer », puis l’article de René qui présente « le prochain dossier ». Même si ses dires ont déjà été évoqués, il est doux de les relire. Sa photo nous rappelle sa joie de vivre.

Ensuite, je cherche les articles de Bernadette. Dans cet exemplaire : « Faut-il dire la vérité ? » et les « Dis-nous Bernadette » apportent des réponses pleines de bon sens. « La quête » de Françoise : l’histoire de ces souris est aussi douce que Françoise et ses œuvres. Françoise est une grande artiste. Sans oublier les articles de Bernard. J’adore ses explications au sujet de la nature, de même que l’Editorial de notre cher Président. Il est « serendipitairement » agréable à lire et il nous fait toujours rire. Ce bouquin est d’un tel réconfort !

J’arrête là, sinon je vais écrire trois pages de remerciements pour tous ces beaux articles qui nous vont droit au cœur. Je serai auprès de vous, en pensées, le 16 septembre. Toutes mes amitiés.

Thérèse de Tourlaville (F)

Pour toi, ma chère Bernadette et pour tous ceux qui s’investissent dans l’Entre Amis dans le but de nous réconforter, je tiens à vous dire combien je pense à vous tous et vous remercie chaleureusement.

Andrée de Vierzon (F)

Chère Bernadette & Chers Amis du Comité. Merci de l’Entre Amis n° 77, reçu en son temps et pour son contenu. Je me délecte des savoureuses histoires des uns et des autres, parfois teintées d’un brin d’émotion. Les conférences de René, ses pensées à méditer et le contenu des deux CD de Bernadette, font partie de mon quotidien.

Bien souvent, pour effacer les images violentes de la télé ou les nouvelles des journaux pas plus apaisantes, je relis l’Entre Amis. C’est mon havre de paix. De plus, les comptes rendus de la Vie de l’association et ses photos sont pour moi un moment d’évasion car, désormais, mon seul horizon se limite aux murs de mon F3, agrémenté de l’espace vert collectif devant mes fenêtres.

Mais rassurez-vous, tous les jours je dis : Merci la vie ! Je ne m’ennuie jamais : présence et soins auprès de mon époux, lecture, mots croisés, émissions culturelles, etc…

Je vous assure de ma fidélité et ma profonde amitié.

Mamy Josette de Tours (F).

Je vous remercie du contenu de l’Entre Amis n° 77. Il est formidable. Toutes ces personnes qui écrivent sont remarquables. Elles me redonnent le moral. Quel talent d’écriture !

Lucette de Laguian-Mazous (F)

Je savoure toujours le contenu de l’Entre Amis n° 77 et plus particulièrement « Pourquoi tout compliquer ? » dont je partage l’avis. Il en est de même du « Dis-nous Bernadette ». Je la félicite de la façon de trouver les mots et de tourner les phrases. Je me demande comment Bernadette fait pour rester positive concernant les sujets abordés et d’apporter des réponses à nos questions. Cela ne doit pas toujours être facile. Elle a du mérite. Croyez-moi, mes chers Amis, Bernadette est notre grand sauveur. Si je m’écoutais, j’aimerais parler tous les jours avec elle ; ça me ferait du bien. Elle est la seule Amie en qui je peux placer ma confiance. Dieu nous a envoyé René et Bernadette. Quel magnifique cadeau ! Et je suis sûre que tous les Amis de René pensent comme moi.

Annie de Sainte-Radegonde (F)

Je me régale du contenu de la revue. Il n’y a que de bons conseils et ça aide à voir les choses autrement.

Maud de Batignolles sur Mer (F)

Chère Bernadette et le Comité, merci encore pour le contenu des Entre Amis, toujours aussi enrichissant et instructif. Merci d’avancer pour le calendrier 2013. Merci pour tout et pour les CD de Bernadette qu’on ne se lasse pas d’écouter et de méditer. Mais là, je crois que cela fait l’unanimité. Sûr que René est derrière vous et vous aide ! L’ensemble nous aide aussi.

J’attends le compte rendu de la journée du 16 septembre. Je vous embrasse.

Monique de Burie (F)

Encore merci du contenu de l’Entre Amis. Il m’a bien remonté le moral.

Marthe de Boulogne (F)

Bernadette, je suis toujours épatée de lire la revue Entre Amis. Merci.

Liliane de Homburg (F)

L’Entre Amis apporte une aide appréciable, grâce au contenu des articles qui fait du bien. C’est un travail d’équipe formidable. Merci à Françoise et Bernadette pour le compte rendu de la Vie de l’association et pour les photos. Toutes mes bonnes amitiés à tous.

Huguette de Vertou (F)

Cette fois encore, l’Entre Amis est très intéressant à lire et les photos de peinture à découvrir. Merci à tous.

Henriette de Pont-Châteaux (F)

Merci à vous Bernadette et à tous les Amis de René de tous ces bons moments vécus grâce à l’Entre Amis. Ces beaux textes et ces témoignages nous font chaud au cœur.

Le vendredi soir, je suis en union de pensées avec vous tous et Monsieur Théwissen. Il nous aide beaucoup dans nos taches de tous les jours car ce n’est pas toujours évident de rester positif. Nous avons tellement à donner et à aimer dans cette vie un peu tourmentée. Merci pour tout et que la santé vous soit favorable !

Sylvie de Crossac (F)

Concernant l’Entre Amis, Bernadette et le Comité vont de merveille en merveille car à chaque édition, il grandit, incontestablement des échelons dans sa réalisation. Pour moi, je suis dans l’impossibilité de me priver de ce nectar autant pour mon âme, mon cœur et l’accompagnement du labeur de chacun de mes journées que Dieu veut bien m’accorder sur cette terre, en la remplissant du mieux possible (avec l’aide de René) et surtout positivement le mieux possible. Aussi, merci du fond du cœur à vous tous.

Eugénie de Moulins (F)

 

07:58 Écrit par Les Amis Ren dans N° 78 | Lien permanent | Commentaires (0)

27/02/2013

La vie de l’association (2)

 

Par Bernadette Théwissen.

Il est 17h00, ce samedi 20 octobre, la porte de la Tour du Château d’Oupeye s’ouvre aux visiteurs. Le thermomètre affiche 20°. Le soleil commence à se coucher. La douceur ambiante est de bon augure et le sourire accueillant de Françoise apporte une touche de chaleur humaine. Tout va bien. Tout le monde est au poste, m’assure-t-elle.

Avec les Membres de l’association, elle a fait un travail extraordinaire. Merci à tous de répondre présent à chaque appel.

Pas le temps de s’attarder sur cette émotion de bienvenue car les artistes arrivent, accompagnés de leur conjoint. C’est un beau jour pour eux. Ils sont tout sourire.

Sans vraiment en prendre conscience, la Tour se remplit petit à petit. Le vin coule, les zakouskis se dégustent, chacun s’exprime. Une ambiance chaleureuse s’installe et les commentaires fusent de toute part. Les Membres de l’association font le maximum pour mettre tout le monde à l’aise.

A 18h00, c’est au tour des invités des artistes d’envahir l’espace.

A 19h30, tout le monde se réunit au rez-de-chaussée pour écouter les discours de Bernadette et de Jean-Michel. Ils seront suivis de la remise de prix. Cette année, le Grand Prix René Théwissen est remporté par Bernard Vermote de Fexhe-Slins, le deuxième prix par Catherine Guillaume de Pepinster et le troisième prix par Bernadette Beauwin d’Alleur. Quant au prix du public, il est remporté par Isabelle Tossut-Huet de Remicourt.

Le vernissage du 16ème Grand Prix René Théwissen s’achève. L’exposition reste ouverte au public jusqu’au 29 octobre.

Après le travail vient la récompense. Le samedi, 28 octobre, tous les bénévoles de l’association, les Membres du Jury et du Comité, accompagnés de leur conjoint, sont invités à partager le repas de l’amitié. Une assemblée de tout âge partage un buffet campagnard, concocté et préparé par Françoise. Celle-ci est efficacement épaulée par Eliane. Sans elles, rien n’est possible. Avec elles, tout se transforme en un moment de fête conviviale.

Là aussi l’ambiance est au rendez-vous. Comme me disait Yvon, un Membre du Jury, « c’est cela la vraie famille ». Il ne pouvait me faire un plus beau cadeau. Cher Grand Prix, à l’année prochaine !

07:56 Écrit par Les Amis Ren dans N° 78 | Lien permanent | Commentaires (0)

24/02/2013

Le Futur

Une Amie de cœur.

 

Chariot d’Etoiles, comme un vaisseau fantôme sur l’océan de chrome, venant du bout du monde et tout près de moi, dans l’ombre juste au-dessus du nid, comme un oiseau fragile, même s’il hésite encore, je t’attends déjà très fort.

Chariot d’Etoiles, demain quelqu’un viendra et ça sera comme le soleil, cela ne sera plus jamais pareil !

Chariot d’Etoiles, quelqu’un viendra me chercher au fond du plus beau de mes rêves, comme un nouveau matin qui se lève, du vent comme un signe éternel, là-haut dans les nuages pour dessiner son visage.

Il est grand le silence avant l’amour qui danse et je guette ses bruits dans l’ombre de ma nuit.

Chariot d’Etoiles, demain quelqu’un viendra et ça ne sera plus jamais pareil. C’est écrit dans le Ciel, ma vie sera nouvelle.

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07:54 Écrit par Les Amis Ren dans N° 78 | Lien permanent | Commentaires (0)

20/02/2013

Le miracle

Par Bernadette Théwissen.

 

 

« Je vis, je vois, je respire, je peux bouger.

J’ai toute ma journée devant moi.

Je vais pouvoir me rendre utile. » René Théwissen.

Ce conseil englobe le tout. Il nous rappelle aussi la chance de renaître à la vie chaque matin afin de bénéficier de tout ce qui s’y rattache.

Et si, malgré tout, le moral continue à vous faire défaut :

-       Pensez à tous ceux et celles qui sont enfermés dans les hôpitaux, qui se battent contre la maladie, qui sont épuisés par elle.

-       Pensez à tous ceux qui vivent dans la précarité, dans le rejet de leurs semblables, dans l’étouffement de leurs pensées.

-       Pensez à tous ceux qui souffrent et qui ne savent pas souffrir – à tous ceux qui voient et qui ne savent pas voir – à tous ceux qui entendent et qui ne savent pas écouter – à tous ceux qui parlent, alors qu’ils devraient se taire.

Nous possédons cinq sens ! Suivant la qualité de notre état d’esprit, ils peuvent être une bénédiction ou devenir notre prison.

Oui, c’est une chance de pouvoir vivre, voir, respirer, bouger sans être handicapé par des pensées négatives.

Je vis : Quel miracle d’ouvrir les yeux, de redécouvrir l’univers familier de sa chambre, les meubles et les bibelots toujours à leur place. De plus, l’être aimé s’étire à vos côtés. Les enfants bougent dans leur chambre. La vie renaît également en eux et autour d’eux.

Puisque rien ne s’est modifié durant le sommeil, quelle joie de profiter du miracle du réveil ! Il n’est autre que le miracle de la vie ! Celui de rappeler la chance de pouvoir se rendre utile !

Je vois : deux yeux précieux qui permettent la redécouverte de son univers, d’admirer l’être aimé, d’apprécier ses cheveux hirsutes, sa barbe piquante, la nouvelle petite ride naissante.

Deux yeux qui se perdent au-delà de la fenêtre, vers un horizon prometteur. Deux yeux qui admirent les enfants courant vers vous, imprégnés de leur joie innocente. Leurs bras se tendent vers vous afin de recevoir leurs câlins. Eux qui sont prêts à jouir de la vie. Tout leur corps exprime le je vis.

Je respire : Ah, ces braves poumons qui participent à la joie de vivre et on leur accorde si peu d’attention. Ces poumons qui s’ouvrent et se ferment suivant les rythmes de l’organisme car le nez ne suffit pas à respirer la vie et personne ne les en remercie.

Je bouge : autre miracle de constater qu’aucune perte de mobilité n’a eu lieu durant le sommeil. Les bras, les jambes, les muscles s’étirent. Le dos se redresse, les reins se cabrent, les pieds ont envie de marcher… Les enfants crient leur gaieté. Une course poursuite les fait rigoler. On se chatouille, on rigole, on chante…

Après avoir partagé autant de vibrations d’amour et d’espérance, la vie semble si belle. C’est de bon augure pour vivre la suite des évènements… !

N’est-il pas précieux ce réveil prometteur ? Tout le monde devrait s’en souvenir afin de le vivre pleinement. Il est le premier gage de la réussite d’une journée.

Après et afin de ne pas perdre cet avantage, il est bon de veiller à vivre un petit déjeuner calme et paisible. Sans stress, sans courir car de lui dépend le second gage de la qualité de votre journée.

Je suis étonnée de découvrir le nombre de personnes qui ne prennent pas le temps de vivre ce moment privilégié. Elles se lèvent à la dernière minute. Elles courent dans tous les sens. Elles bousculent tout sur leur passage afin d’être prêtes à l’heure. Résultat, la journée, elle-même, est compromise.

Pour ma part, j’aime ce moment du petit-déjeuner. Je cherche à en jouir pleinement. Même à l’époque où je travaillais à l’extérieur, l’heure du lever était calculée en fonction afin de ne pas entacher la sérénité du premier repas. A tout changement de rythme de vie, je n’hésite pas à me lever une demi-heure plus tôt afin de bénéficier de cet instant privilégié.

Et ensuite, grâce au respect des deux règles fondamentales, les problèmes de la veille ne sembleront plus aussi dramatiques. Ils se résoudront dans le calme et la sérénité.

Qui se donne encore la peine de s’étonner du mystère de la vie ainsi renouvelé ? Qui pense à remercier le Ciel d’être en bonne santé, de cette nourriture réconfortante, de cette eau désaltérante, de cette facture enfin payée, de ce rayon ne soleil s’attardant sur le visage d’un enfant, du sourire de la voisine, du coup de fil d’un parent… ?

Tous ces faits et gestes de la vie quotidienne que l’on pense acquis, alors que rien n’est figé. La vie évolue…. La nôtre aussi : on avance, même si parfois on stagne ou on croit tourner en rond… puis l’horizon s’éclaircit, une solution se présente, les joies se renouvellent. La vie redevient belle et on oublie de remercier…

Un tel réveil permet de relativiser les aléas de la vie, les exigences d’un monde matériel, les faux semblants, les faux rapports…

Un tel réveil rend notre regard lumineux, plus attractif, plus captivant. Les autres ont envie de vous approcher, de vous parler, peut-être de vous aimer… Et ainsi beaucoup de contraintes deviendront accessoires.

Je vois, je vis, je respire, je bouge…

Ah, le miracle de la vie…

07:52 Écrit par Les Amis Ren dans N° 78 | Lien permanent | Commentaires (0)

17/02/2013

Survivrons-nous au progrès ?

Par Jorges Prunes.

 

La chaine de télévision Arte a diffusé, récemment,

un documentaire intéressant à plus d’un titre.

Durant 80 minutes, une douzaine d’experts dans des domaines aussi variés

 que l’économie, l’écologie, les sciences sociales, l’histoire mondiale,

ont dressé un tableau peu commun de la société actuelle.

Le point central du débat en était le « progrès ».

Je partage les grandes lignes avec vous.


Combien de fois n'avons nous pas entendu cette réflexion, à propos d'une nouvelle technologie ou de quelque chose qui allait changer nos habitudes de vie : "c'est le progrès" ? Notre réaction est d’acquiescer et de laisser venir afin d’en profiter, comme si c’était une fatalité contre laquelle nous ne pouvons rien.

Il s’agit ici de parler de ce fameux progrès qui a changé le cours de l'Histoire, cette invention parmi les inventions. Mais sans pour autant faire l'amalgame entre le progrès et la modernité.

Comment se fait-il dès lors que ces progrès cumulés depuis plusieurs siècles  puissent anéantir l’humanité d’aujourd’hui ? Au point de devoir à présent se poser la question : comment pouvoir y survivre ? N'y a-t-il pas là une aberration ?

Hélas non ! Nos problèmes d'aujourd'hui y sont intimement liés car :

-       Ces améliorations, aux complexités toujours plus grandes, nous ont entrainés dans l'illusion de nous-mêmes.

-       Certaines avancées, séduisantes au début, sont devenues progressivement des impasses, nous faisant tomber dans les pièges du progrès. Ceux-ci résultent du comportement humain qui, bénéfique au départ, nous a entrainé vers des catastrophes à long terme.

Attention, ces pièges du progrès ne sont pas nécessairement liés à l’industrialisation. D’ailleurs le même phénomène se retrouve à différentes époques de l'évolution humaine, dont certaines parfois très lointaines.

Comme par exemple à la Préhistoire, où la chasse au mammouth s’avérait extrêmement dangereuse pour nos ancêtres. Petit à petit, le perfectionnement des outils et des armes a permis de tuer 2 mammouths simultanément. Il s'agissait là d'une véritable avancée. Par la suite, la stratégie de les acculer au bord d’un ravin a permis d’en tuer 200 en une seule fois. C’était le piège du progrès à éviter, car en agissant de la sorte, nos ancêtres vouaient l’espèce à l’extinction. D’où la raison d’entretenir une vision à long terme afin de distinguer les limites à ne pas franchir.

Qu’en est-il de notre monde actuel ?

Celui-ci est arrivé à un stade où les avancées technologiques et économiques, ajoutées à l'explosion démographique, menacent l'existence même de l'humanité. 

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Car depuis la révolution industrielle, l’humain est resté bloqué sur la même vision du progrès, à savoir : multiplier et perfectionner ses machines, sans se préoccuper  des conséquences à long terme, telles que le chômage, la pollution et/ou le recyclage des déchets.

N'est-ce pas insensé de raisonner aujourd'hui avec des idées vieilles de plus de 200 ans ? Comme le fait remarquer Jane Goodall, la célèbre primatologue, nous sommes soi-disant l'espèce la plus intellectuelle qui ait jamais existé. Comment se fait-il alors que cet être si intelligent détruise son seul et unique habitat ? L'Homme compromet gravement l'avenir des générations futures, l'avenir de ses propres congénères en polluant et en détruisant. C'est une attitude totalement contreproductive pour la pérennité et l'évolution de l'espèce.

Justement, parlons-en de cette évolution.

Il y a 5.000 ans à peine sont nées les premières civilisations humaines. Avant cela, nos ancêtres étaient des chasseurs/cueilleurs. Cette activité a occupé et occupe encore 99,8 % de l'histoire humaine.

Il est donc pratiquement impossible de faire évoluer un mode de vie aussi fortement ancré dans nos gènes sur une aussi courte durée, c'est à dire 0,2 % de notre histoire. Résultat, nous restons toujours des chasseurs préhistoriques, dont la culture s'est, cependant, développée de manière exponentielle et à un rythme trop rapide pour l'évolution des mentalités humaines. De ce fait, notre connaissance technologique est totalement disproportionnée par rapport à notre capacité d’améliorer ou de détériorer l'Homme, l'Univers et notre environnement. Nos problèmes actuels viennent surtout de là.

Faut-il en déduire que notre cerveau n'est pas conçu pour imaginer les conséquences d'un acte sur le long terme ?

En effet, car son mécanisme, formé il y a très longtemps, ne lui permet que de prendre des décisions à court terme. Cette disposition analytique fonctionnait à l'époque où nous étions chasseurs et elle fonctionne toujours très bien aujourd'hui. Par exemple, lorsqu’on rencontre un animal féroce, il y a deux solutions qui se présentent : soit on se sauve en courant, soit on l'affronte. Ce sont là des mécanismes primitifs, appelés réflexes. Cependant, cette réalité coopère difficilement avec la vision à long terme, telle que se poser la question : cette initiative que je vais prendre, est-elle bonne pour moi et mes descendants, pour la société présente et future et pour l’équilibre de la Planète ?

Le moment est venu de rappeler le processus de l’évolution de la population humaine :

A la Renaissance, la population mondiale était d'environ 500.000 millions d'individus. Il y a fallu 300 ans pour atteindre le premier milliard d'habitants. Ce fût vers la fin du 18ème siècle.

Plus proche de notre époque, en 3 ans, la population croît de 200.000 millions d'habitants. Même si le sujet est tabou parce qu'il touche aux croyances religieuses, à l'autonomie de la famille, il va bien va falloir un jour où l'autre se pencher sur la question.

Le constat ne s’arrête pas là car, dans les pays émergeants, seulement 200 à 300 millions de personnes ont un train de vie équivalent à celui des occidentaux. Au final, 2 milliards de personnes dans le monde consomment la plus grosse majorité des ressources naturelles. Il reste donc 5 milliards de personnes qui n'ont qu'une seule aspiration : arriver à vivre au même niveau.

Il faut se souvenir que notre capital naturel se compose d'air, d'eau, de minerais, de terres fertiles, de forêts, de pétrole et de tout autre produit offert par Dame nature, et que ses ressources ne peuvent pas se renouveler à l’infini.

Jusqu'en 1980, les humains ont vécu sur les intérêts, c'est-à-dire qu'ils ont prélevé sans mettre la Nature en danger. Malheureusement, depuis 30 ans, nous consommons au-delà de ces intérêts. Alors, où ces 5 milliards d’humains iront-ils puiser leurs ressources ? Il faut donc veiller à offrir un meilleur partage entre nous.

Aujourd’hui, une telle inconscience nous rappelle nos origines qui séjournent toujours en nous, à savoir : ces hommes préhistoriques qui étaient persuadés de trouver à coup sûr un autre troupeau de mammouths à abattre dans le vallon d'à coté. Le même optimisme se retrouve par exemple chez les traders contemporains. Ils pensent qu'il y aura toujours un bon coup à faire la semaine suivante. Ces deux exemples prouvent que les mentalités n’ont pas évolués. Or, plus de 100.000 ans séparent ces deux catégories d'individus.

Autres faits énoncés lors de cette émission :

° L'économie, que l’on prône tellement aujourd’hui, est la pire des inventions de l’homme. Auparavant, les dirigeants étaient perçus comme des médiateurs entre les dieux et les gens du peuple qu'ils affirmaient représenter. Ils pouvaient par exemple obtenir une météo clémente ou de bonnes récoltes. Tout ce petit monde vivait en parfaite harmonie. Par la suite, les chefs se sont progressivement éloignés du peuple qu'ils étaient censés défendre.

° Il en est de même des antiques civilisations, avant JC, où il était de coutume d'annuler la dette lorsque celle-ci devenait trop lourde, afin de permettre à la société de repartir de zéro. Cet acte était relativement facile à poser, dans la mesure où toutes les dettes contractées l'étaient envers l'Etat. La situation s’est compliquée lorsque les affaires et le crédit sont passés aux mains des particuliers, des oligarchies, où plus personne n’acceptait d’annuler les dettes et ainsi de rétablir l'égalité.

Sous l'Empire Romain, Rome a été la première puissance à adopter cette attitude progressiste, en déclarant la guerre à Sparte, renversant son gouvernement parce que les Rois trouvaient plus aisés d’annuler la dette. Car dans le contexte qui nous intéresse, cette attitude est belle et bien à considérer comme un progrès !

Résultat, les conquêtes romaines ont dépouillés tous les pays visés de tout ce qu'ils possédaient. Rome en a fait des déserts. Le message était clair : une dette est une dette, et il faut la rembourser. Pas d'états d'âme.

En plus de cela et pour ne rien arranger, le partage des terres publiques s’est fait progressivement au profit des dignitaires, des seigneurs et des généraux, changeant complètement le statut des paysans qui, jusque là, y avaient libre accès.

Des archéologues ont démontrés à quel point l'érosion était importante à la chute de l'Empire Romain, laissant certains ports complètement envasés par les alluvions fluviales, et l'Italie dégradée. Il a fallu 1.000 ans de population extrêmement réduite au Moyen-âge pour  rendre à ce pays sa fertilité.

Il y a donc un parallèle indiscutable entre l'effondrement de ces pays surendettés et la destruction écologique qui en résulte, ce qui a provoqué toute une série de problèmes sociaux et économiques.

° Depuis 4.000 ans, chaque société estime que les dettes augmentent plus vite qu'elles ne sont sensées être remboursées. Le problème, c'est que ces sommes sont dues à une petite oligarchie qui représente à peine 10% de la population mondiale. Il faudrait, comme dans l'Antiquité, annuler ces dettes envers cette minorité. De plus, la plupart du temps, les dettes ont été remboursées mais les intérêts, cumulés aux pénalités de retards, peuvent atteindre 9 à 10 fois les montants empruntés au départ. Raison supplémentaire pour annuler ces "dettes".

Or, dans notre société actuelle, notre système financier préfère priver les 90% de la population restante du droit de vivre décemment, plutôt que de priver ces oligarchies de l'argent qui leur est dû. Elle préfère également dépouiller la Planète et décimer les populations plutôt que de renoncer à son dû.

° Mais qu'est ce qu'une oligarchie ? C'est un groupe de personnes qui obtient beaucoup de pouvoir politique grâce à son pouvoir économique.

En effet, dans certains pays, comme les Etats-Unis, les gens qui détenaient le pouvoir économique étaient dans le secteur financier, Wall Street. Petit à petit, Wall Street est devenu très puissant, au point de pouvoir influencer la politique : pas d'interventions de l'Etat, pas de restrictions sur leurs agissements, ni davantage de dérèglementations, ce qui leur a rapporté encore plus d'argent et augmenté leur pouvoir, jusqu'à l'effondrement de 2008.

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Aujourd’hui, la concentration irréversible des richesses aux sommets de la pyramide économique bouleverse l’équilibre de notre société. Ce système, qui avait amené l'âge des ténèbres à d’autres époques, risque de le faire revenir aujourd’hui. Aussi longtemps que la richesse contemporaine restera aux mains des privilégiés de la classe financière, ils n'en feront pas meilleur usage que leurs prédécesseurs romains.

° En comparant la complexité toujours croissante des anciennes civilisations avec la nôtre, on s'aperçoit, qu'à un certain stade, le pouvoir n'est plus en phase avec la réalité. A titre d’exemple, je rappelle la fin de la période classique, où les Mayas ont construits des temples et des palais dans des enceintes fermées d'où les paysans étaient exclus. On peut imaginer que la population a alors été déçue par la classe dirigeante en voyant disparaître le contrat social qui les unissait. Tout comme aujourd'hui dans certains pays, où les gens normaux (les non riches) sont exclus de certains quartiers résidentiels haut de gamme.

En conclusion : nous avons utilisé notre cerveau au détriment de l'environnement et de l'espèce humaine. Fort heureusement, depuis un certain temps, des savants et des scientifiques du monde entier commencent à s'unir pour chercher des solutions aux maux que nous avons créés. Car des solutions existent. L'humain est une espèce qui résout les problèmes. On s'en sort toujours lorsqu'on est acculé.

Nous avons fait sortir le génie de sa lampe, et il a accédé à tous nos vœux.

A présent, il va falloir l'y faire rentrer. C'est la seule issue possible.

Nous étions non consommateurs et sommes devenus des consommateurs.

Qu'est ce qui nous empêche de revenir à la non consommation ?

 

 

NDLR : Le sujet mérite vos commentaires et/ou vos questions. Le Comité vous encourage de lui en faire part.

07:49 Écrit par Les Amis Ren dans N° 78 | Lien permanent | Commentaires (0)

13/02/2013

Dis-nous Bernadette (2)

Par Bernadette Théwissen.

Q. Nous qui vivons dans un pays dit libre, est-ce que nous sommes vraiment libres car j’ai constaté avoir perdu ma liberté ? En effet, je ne peux pas vivre comme je l’entends. Au nom de qui veut-on changer ma façon d’être ? Va-t-on vers une société de clowns ? De quel droit contrôle-t-on tout ce que je fais ? On ne devrait pas régenter la vie d’un individu de cette façon là parce qu’on lui prend l’essentiel. C’est difficile de vieillir dans de pareilles conditions. Suis-je un être normal ou anormal ?

Où commence la normalité ? Où finit-elle ? Comme nous sommes 7 milliards d’êtres uniques sur cette planète, la normalité n’existe pas. Il y a des critères, des coutumes, des modes, des tendances éducatives et religieuses, bien sûr… mais personne ne peut prétendre vivre une normalité engendrée depuis la nuit des temps.

Quant à la liberté, elle s’éloigne de plus en plus de notre mode de vie. Or, par définition : la liberté est l'état d'une personne ou d'un peuple qui ne subit pas de contraintes, de soumissions, de servitudes exercées par une autre personne, par un pouvoir tyrannique ou par une puissance étrangère. C'est aussi l'état d'une personne qui n'est ni prisonnière ni sous la dépendance de quelqu'un. 

Peut-on affirmer que, nous citoyens, nous ne subissons aucune contrainte, ni soumissions ou d’autres servitudes exercées par le pouvoir en place ou par notre entourage ? Le pouvoir démocratique n’est certes pas tyrannique mais, en contre partie, il impose des contraintes et des interdictions qui sont parfois étouffantes. Leurs directives sont proches de l’hypocrisie puisqu’elles favorisent l’imposition de taxes et d’amendes. Cette façon perverse de nous dresser ne s’approche-t-elle pas de la tyrannie ?

Que dire alors de la liberté d’expression si chère aux pays démocratiques ! Ce droit fondamental est accordé à la presse, aux hommes politiques et accessoirement aux citoyens. Aujourd’hui, ce droit se libère de plus en plus. La pente empruntée ouvre grande la porte de la calomnie, de la diffamation, de l’incitation à la haine ou au meurtre. On n’a jamais autant semé pour placer ensuite cette critique : il n’y a pas de fumée sans feu.

Se faire entendre à tout prix… ! Crier haut et fort ce que l’on pense ou ressent… ! S’exprimer, même si c’est pour dire des conneries… ! Trouver important de choquer, de blasphémer, de critiquer…,

Où sont passées la liberté naturelle, en vertu du droit élémentaire – la liberté civile, en vertu des lois – la liberté de conscience, en vertu de réfléchir avant d’agir ?

Et cela même à quoi ?

Au constat terrible de voir des enfants de dix-douze ans entrer dans l’arène. Ils cherchent à instaurer leur propre liberté dont ils ont une haute opinion. Elle devient un droit de faire « ce qui me plaît » sans rencontrer d’obstacles. Autrement dit : « tout obstacle doit être détruit pour me servir ou assouvir mes désirs, mes pulsions, mon instinct. » Il devient de plus en plus difficile de les maîtriser ou de leur faire entendre raison.

La découverte de ces pauvres gosses qui, dès le plus jeune âge, n’acceptent plus de remarques, d’interdictions, de lignes de conduite, l’éducation du bon sens, fait peur. Que vont-ils devenir ? Finalement, ils sont les victimes d’un système qu’on dit « performant » et « à la hauteur d’une société démocratique ». Sommes-nous devenus aveugles à ce point ?

Soyons réalistes : au nom de la liberté d’expression, la liberté de vivre, la liberté de survivre, il n’existe pas de guerre propre, de violence honnête, de grève saine, de manifestation sans jugement, de tueries innocentes, de profits sains et de lois adaptées à chacun.

La définition se prolonge en ces termes : la liberté peut être définie de manière positive comme l'autonomie et la spontanéité d'une personne douée de raison. La liberté est la possibilité de pouvoir agir selon sa propre volonté, dans le cadre d'un système politique ou social, dans la mesure où l'on ne porte pas atteinte aux droits des autres et à la sécurité publique. 

Oui, l’individu possède le libre choix de son système de valeurs et des principes qui guident son existence. Il a le pouvoir d’y adhérer publiquement et d’y conformer ses actes. Cependant, il a, avant tout, le devoir de réfléchir, d’approfondir ses pensées, d’analyser sa conscience afin de mesurer les conséquences de ses actes. Dans le cas contraire, il risque d’allumer une mèche dont les enchainements seront dévastateurs pour toute la communauté.

De nos jours, beaucoup trop d’actes sont posés par pulsion, par révolte, par haine, par profit…, l’ensemble manque de bon sens. De ce fait, les faits et gestes sont de moins en moins posés pour le bien d’une communauté destinée à devenir meilleure.

Or, la seule liberté est notre personnalité. Elle nous appartient. Le contact humain permet de l’enrichir et non de la ternir. René nous en a montré l’exemple : il a préféré quitter cette terre, plutôt que de renoncer à être ce que je suis. Cette volonté à ne pas se renier lui-même est l’attitude adaptée tout au long de son procès : suivre ma ligne de conduite, ne pas renoncer à mon engagement, quitte à y laisser ma vie.

Pour connaître cette liberté intérieure, il est conseillé d’apprendre à bien se connaître afin d’être ce que l’on est. Après, il devient moins aisé de vouloir ressembler à la normalité de la société. A vous de choisir l’image que vous souhaitez véhiculé : être soi ou suivre le mouvement de masse. Après, le reste devient accessoire.

07:47 Écrit par Les Amis Ren dans N° 78 | Lien permanent | Commentaires (0)