29/01/2014

Dis-nous Bernadette (2)

Question 1 : Je me rends malade de prendre trop à cœur les malheurs des autres. C’est plus fort que moi. Mon moral est toujours à zéro. Que faire ?


On ne se refait pas, comme on dit chez nous. La seule façon de se protéger est de garder assez de recul face à l’évènement, c’est-à-dire, être pleinement conscient qu’il ne s’agit pas de votre propre épreuve mais de celle de votre proche. Cette souffrance est à sa portée et non à la vôtre.

Cette épreuve l’aidera à développer sa force intérieure. C’est pour cette raison que l’acceptation est primordiale. De plus, ce don permet d’alléger la douleur et de s’ouvrir aux bienfaits du Ciel. Plus la personne s’investit positivement pour s’en sortir, plus elle reçoit de la force et du courage.

De ce fait, votre rôle se limite à offrir votre amitié, votre compassion, votre écoute et vos prières. Croyez-moi, si vous faites déjà cela, vous lui ferez un bien énorme.

En revanche, si vous vous mettez à penser constamment à cette souffrance, si vous vous demandez comment elle fait pour le supporter ou si vous vous oubliez vous-même pour ne penser qu’à la douleur de l’autre… alors, oui, vous perdrez votre moral, vos forces et votre courage. Vous serez, comme on dit chez nous : à ramasser à la cuillère.

 

Est-ce que cette personne ira mieux grâce à tout ce que vous sacrifiez ? Hélas, non. C’est pourquoi, seules, votre écoute et votre amitié lui seront d’un grand secours.

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Question 2 : Lorsque je récite le Notre Père, j’ai du mal à prononcer ces mots « que votre volonté soit faite ». Facile à dire… mais quant à le penser à fond… J’essaie de vivre le mieux possible, de m’activer, d’être utile, d’être positive mais parfois le cafard me prend… J’avoue que ce n’est pas toujours des prières qui montent au Ciel mais des pourquoi. Je cherche et ne comprends pas. Comme je voudrais avoir la foi chevillée au corps. Pourvoir dire merci pour les bons moments et surtout les mauvais. Avez-vous une réponse à me donner ?


Ah, le Notre Père, il ne contient que de fortes pensées. Limitons-nous à votre difficulté : que votre volonté soit faite et votre désir quasi impossible de le penser à fond. Est-ce une erreur pour autant ? Je vous rappelle que nous ne sommes que de pauvres humains.

Alors, posez-vous plutôt la bonne question : qu’est-ce qu’Il attend de moi ? Des gestes d’amour : accorder une écoute - de la patience - un dialogue, offrir votre disponibilité et être accueillante… Tout ceci peut se résumer par : tendre la main aux autres, leur consacrer du temps et de la patience. Et vous le faites très bien. Je vous encourage à poursuivre dans cette voie.

Que votre volonté soit faite s’exprime également dans l’épreuve et ses souffrances. Pourquoi cet abandon justement à ce moment-là où tout semble si pénible à vivre ? Parce que Notre Père vous demande de vivre vos adversités positivement afin de grandir spirituellement. Chaque nouveau pas de franchi, vous rapproche de Lui.

Lorsque vous exprimez des « pourquoi », il s’agit d’un raisonnement mental et non spirituel. Lâchez prise et faites confiance. Apprenez aussi à vous pardonner vos faiblesses. Et les « pourquoi » disparaîtront.

Notre Père n’exige pas, n’impose pas. Il est Amour. Il souffre avec vous plus que vous ne souffrez avec Lui. Il veut vous entrainer vers une perspective plus haute. Aussi je vous conseille d’éviter les « pourquoi » et de dire plutôt : je ne comprends pas ce que vous attendez de moi mais je l’accepte et j’offre mes souffrances. Apprenez-moi la confiance, l’humilité, la simplicité. Aidez-moi, guidez-moi. Que votre volonté soit faite.

Un dernier conseil : quand vous priez, soyez comme une enfant car Notre Père écoute particulièrement les humbles.

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07:30 Écrit par Les Amis Ren dans N° 81 | Lien permanent | Commentaires (0)

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