01/09/2013

Le scandale de Modigliani de Ken Follet

commenté par François Goffard 

 

Ken Follett nous entraîne dans les coulisses, peu édifiantes, d’un certain monde de l’art. Ce n’est pas son meilleur roman mais un Follett est toujours un bon roman et sa construction (des personnages qui s’ajoutent au fil des pages, ne semblent rien avoir en commun et qui se retrouvent pour le happy end) est captivante. 


Dee Sleign, jeune licenciée de 24 ans en histoire de l’art, envisage de présenter sa thèse de doctorat sur le thème « l’art et la drogue » prétendant que la drogue est bonne pour l’art et nuisible pour l’artiste. Pour commencer ses recherches, son ami, Mike Arnaz, de dix ans son aîné, lui renseigne un vieil homme, ancien truand qui a fréquenté le milieu artistique de Paris avant la première guerre mondiale. Le vieillard lui apprend que Modigliani, en son temps, a donné un de ses tableaux à un prêtre italien, originaire de Livourne comme lui.

Folle de joie, elle informe son oncle Charles, galeriste à Londres de cette découverte : un Modigliani inconnu. A son insu, Charles Lampeth charge Lipsey, un détective, de retrouver la toile avant sa nièce.

Elle envoie également une carte à son amie, actrice, Samantha pour lui faire part de cette bonne nouvelle.
Au même moment, Julian Black qui a épousé la fille d’un riche aristocrate et collectionneur de surcroit, voudrait ouvrir une galerie. Pour

se faire connaître, il souhaiterait que Samantha soit la vedette de l’ouverture de la galerie. En lui rendant visite, il tombe indiscrètement sur la carte postale. Quelle publicité s’il pouvait à cette occasion, accrocher cette toile unique. Et le voilà parti, lui aussi, à sa recherche à travers l’Italie.

Voici deux ans que Peter n’a plus exposé et Charles Lampeth ne lui donne pas d’espoir alors qu’à une époque, il l’exposait une fois l’an. Ulcéré, Peter et Mitch, son ami, prétendent que les galeristes n’y connaissent rien en peinture, que ce ne sont que de vulgaires marchands qui s’en mettent plein les poches sur le dos des artistes et ils vont le prouver. Peter réalise des tableaux à la manière d’artistes de renom et dont les galeristes se sont faits expert. Mitch falsifie des certificats d’authenticité et la femme de Peter, prétextant représenter un galeriste français chargé de la liquidation d’un héritage, vend aux galeries de renom installées sur la place de Londres, leurs faux tableaux. L’affaire est tellement bien ficelée

qu’aucun ne s’aperçoit de la supercherie d’autant que les prix proposés correspondaient aux prix du marché. Peur de se faire prendre pour des incapables, ils ne peuvent alerter la police et se soumettent aux exigences des faussaires :

1.- 1/10 des 50.000 livres devront être consacré à l’acquisition d’un lieu à Londres où de jeunes artistes pourront louer des ateliers à bas prix. Pour ce faire ils devront s’unir et constituer un fonds. 2.- La police sera tenue à l’écart.

Pour réaliser pareille opération il faut beaucoup d’argent et ils en sont démunis. Peter s’adresse à une connaissance rencontrée « par hasard » et qui n’est autre que Mike Arnaz (voir ci-avant). Pour se faire rembourser celui- ci exige qu’il lui réalise deux faux Modigliani.

scandale de Modigliani.jpgRevenons en Italie où après une course poursuite et de multiples péripéties, Dee, Lipsey et Julian Black se retrouvent dans un café à Poglio ; là où se trouve le tableau tant convoité.

Mike qui a rejoint son amie Dee, met au point un stratagème par lequel il conserve l’original et vend aux deux autres qui n’y voient que du feu, des copies.

De retour à Londres, Dee et Mike semblent avoir trouvé une nouvelle orientation à leur carrière. 

 

L’auteur : Ken Follett est un écrivain gallois, né à Cardiff en 1949. Spécialisé dans les romans d’espionnages et historiques, il est réputé pour sa documentation fouillée, son style d’écriture, ses descriptions détaillées des lieux, des situations, des sentiments. Dès 1978 il s’est rendu célèbre par son best-seller « l’arme à l’œil » et plus récemment qui ne connait « les piliers de la terre » porté à l ’écran en 2011. 

07:28 Écrit par Les Amis Ren dans N° 80 | Lien permanent | Commentaires (0)

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