11/08/2013

Faites-vous du mouron

Par Bernard Iserentant

 

Comme vous l’avez bien sûr déjà remarqué, la présentation de votre Entre Amis a changé depuis le numéro 78. Notre président n’a pas ménagé sa peine et s’est coupé en quatre ou plutôt multiplié par trois, au vu de la photo illustrant son éditorial, pour nous proposer un Entre Amis nouveau que vous avez été nombreux à accueillir positivement. Malgré tous les efforts fournis par Jean-Michel, il est possible que certains d’entre-vous aient encore quelques remarques face à cette nouvelle mouture. A ceux-ci, je dirais : « ne vous faites pas de mouron, comme pour tout chantier d’envergure, les finitions demandent du temps... »

« Se faire du mouron », voilà une expression courante dans laquelle on associe cette petite plante qu’est le mouron à l’inquiétude ou au souci (encore une fleur, décidément...).

faites-vous du mouron.jpgQue peut bien cacher ce végétal pour être ainsi traité ? En fait, ce n’est pas de la plante qu’il s’agit ici mais des cheveux. En effet quand on a des soucis, on se fait des cheveux blancs et dans le langage populaire,

les cheveux peuvent se dire mouron, car celui-ci a la particularité de grandir en touffe. « Se faire des cheveux blancs » est ainsi devenu : « se faire du mouron ».

Plusieurs variétés de plantes sont appelées mouron. La plus connue est le mouron blanc, Stellaria media, ou encore le mouron des oiseaux, car ces derniers en apprécient les graines. Cette plante rampante qui peut atteindre une hauteur de 30 cm, se caractérise par des petites fleurs blanches apparaissant de mai à octobre. On la trouve sur des sols riches et les jardiniers la considèrent, la plupart du temps,

comme une mauvaise herbe. S’il est vrai que le mouron blanc est une plante envahissante, il ne faut pas oublier qu’elle ne fait pas que le bonheur des oiseaux. En effet, son goût de noisette en fait un ingrédient de choix pour la préparation de salades et de potages.

Après cela, je n’ai qu’un conseil à vous donner : faites-vous du mouron, mais à la vinaigrette... 

07:36 Écrit par Les Amis Ren dans N° 80 | Lien permanent | Commentaires (0)

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