02/08/2013

Editorial N° 80

Par Jean-Michel Meurens 

 

Il ne m’appartient pas de vous rappeler combien j’aime les mots, comment dire, un peu... bizarres.

Je ne vous parlerai pas à nouveau de ceux qui ont déjà fait l’objet de l’un ou l’autre article, « procrastination » et « sérendipité » pour ne pas les nommer.

Aujourd’hui, j’avais envie de vous parler d’un autre mot de plus trois syllabes, d’un mot assez difficile à placer dans une conversation mais bien souvent présent de par son utilisation.

Il s’agit d’une figure de style, d’une formule de rhétorique par laquelle on affirme passer sous silence quelque chose dont on parle néanmoins.

Ça, c’est ballot, si vous me passez l ’expression.

Ne comptez pas sur moi pour vous dévoiler tout de suite qu’il s’agit du mot « prétérition », je préfère de loin que vous le trouviez vous-même.

Par Jean-Michel M eurens

La prétérition, puisqu’il s’agit d’elle, est donc souvent utilisée sans la nommer. C’est un comble.

Utiliser sans le nommer un mot qui consiste à nommer ce que l’on dit vouloir taire (je ne vous ferai pas l’affront de vous conseiller de relire cette phrase plus lentement).

La prétérition peut aussi prendre la forme d’une affirmation par laquelle on dit ne pas vouloir faire quelque chose que l’on fait tout de même.

Quelques exemples vous aideraient ?

Si j’étais malicieux je vous conseillerais de me lire à nouveau depuis le début, vous devriez en trouver l’un ou l’autre.

Ah, si je ne me retenais pas ...

Quant à votre Entre Amis, il est inutile de vous inviter à le lire, vous êtes déjà dedans, bien et pour longtemps ...

Bonne lecture et à bientôt. 

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Surprise en pleine réunion de travail, l’équipe de rédaction de

l’éditorial au grand complet ... 

11:11 Écrit par Les Amis Ren dans N° 80 | Lien permanent | Commentaires (0)

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