08/05/2013

Dis-nous Bernadette

 

Par Bernadette Théwissen.

Question :  Il y a tant de malheur de par le monde. Pourquoi celui-ci est-il devenu aussi méchant, au point de faire dresser mes cheveux sur la tête ?

La réponse pourrait se résumer en cette phrase : donne-moi un peu de toi.

-       Que cherche-t-on chez un artiste, toute discipline confondue ? Qu’il donne un peu de lui-même.

-       Qu’apprécie-t-on au sein d’une famille ? Que chaque membre fasse le don de soi, sans calcul, ni rien attendre en retour.

-       Que souhaite-ton au sein d’une société ? Qu’encore et toujours, le citoyen donne de lui-même et reçoive un peu des autres.

Sans cette inquiétude et cette générosité envers les autres, l’homme se sent mal et risque de devenir méchant, de plus en plus méchant.

Sur terre, les évènements se déroulent selon les normes établies, conformément aussi à l’essence même de l’homme. C’est pourquoi l’amour et la haine, les larmes et les joies, la maladie et la santé, etc… sont deux extrêmes se côtoyant sans cesse.

Et on en revient toujours à ce choix entre ces deux extrêmes qui font que certains hommes se déchirent entre eux parce que la loi de leur nature, une loi objective d’après eux, le veut ainsi, alors que le résultat de leurs actes occasionne des souffrances énormes aux victimes innocentes.

Pour les insatisfaits de leur condition de vie, les guerres, la violence, la tuerie sont un droit qu’ils s’accordent. Sont-ils conscients de posséder une conscience négative et des dégâts corporels, mentaux et physiques occasionnés par leurs actes ? Je doute que leurs pensées soient aussi profondes car ils ne cherchent qu’une chose : étouffer le feu dévorant qui les anime.

Sur notre écran de télévision défilent les décombres d’une maison, des murs troués d’impacts de balle, des enfants tués sans raison, la débâcle qui suit un attentat, des visages déformés par la souffrance…

Tous les jours, nous sommes confrontés à de telles images et l’on tente de passer outre afin de garder notre équilibre.

Malheureusement, personne ne prend le temps de préparer les âmes fragiles à ne pas cautionner les actes de violence ou tout au moins à ne pas les banaliser.

Car la haine appelle la haine, les conflits génèrent d’autres conflits, l’intolérance engendre la violence. Dans certains pays, des innocents vivent l’enfer pour satisfaire l’égo de quelques uns.

De plus, ce genre d’informations réveille chez certains d’entre nous, des souvenirs douloureux qu’on ne souhaite pas faire renaître.

De plus, ces images éveillent des désirs chez les êtres dits sensibles et qui n’ont pas pris le temps d’apprendre l’importance de faire le Bien.

De plus, nous vivons dans un monde où l’horreur planétaire (car elle a toujours existé) est dévoilée à la terre entière et une multitude de gens s’en nourrissent.

A quoi servent les photos prises sur le champ de bataille ? Si ce n’est à dénoncer l’inimaginable, l’impensable, l’invraisemblable… Si ce n’est pour en tirer des leçons… Si ce n’est pour éveiller les consciences afin de s’imprégner du : plus jamais cela.

Tout est loin d’être négatif pour autant. C’est parce que le bien ne fait pas de bruit qu’on ne nous en informe pas. Nombreux sont les peintres qui peignent l’homme afin de le dénoncer ! On retrouve aussi cette même tentative d’attirer l’attention sur l’impensable chez certains chanteurs et comiques ! Ils sont parfois des écorchés vifs eux-mêmes.

Leur but est d’inciter la réflexion afin que chacun acquière plus de compassion envers autrui.

Rappelez-vous : les anciens contemplaient le même paysage durant toute une vie, même les voyageurs n’y échappaient pas. La lenteur des transports ou de la vie en générale obligeait les gens à réfléchir sur eux-mêmes, sur le pourquoi du comment de leurs raisons d’être ici-bas.

Aujourd’hui, vu que tout est tellement rapide, que tout change d’une seconde à l’autre, certains ne prennent plus le temps de réfléchir. Est-ce pour cette raison que la planète s’enflamme ? Est-ce pour cette raison qu’on a envie de crier : l’homme devient fou ?

J’ai mal… Vous avez mal… et pourtant, ils sont de plus en plus nombreux à œuvrer dans l’ombre pour un monde meilleur, pour donner un peu de leur temps et de leur patience, pour offrir un sourire, pour tendre la main à un plus faible…

Malgré tout ce qu’on voit et entend, je garde confiance en la race humaine. Elle va se relever et s’améliorer… Certains se relèvent déjà…

Comment ? En commençant par agir dans les chaumières afin que chaque journée soit un don de soi pour le bien-être de l’autre. Ensuite, cet acte gratuit fera boule de neige.

Quand on cesse de partager, on commence à mourir. Eléonore Roosevelt.


07:34 Écrit par Les Amis Ren dans N° 79 | Lien permanent | Commentaires (0)

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